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dimanche 30 novembre 2014

Spitfire Mk.XVI Early AZ Model

Le mieux est quelquefois l'ennemi du bien...

La maquette


A l'Est, le renouveau de la maquette plastique continue à faire des heureux. Sword puis AZ Model sortent de très beaux Spitfire, à même de détrôner les Hasegawa ou autres Airfix ou Tamiya, qui soit dit en passant ont tous leurs défauts... Oui, un des avions les plus connus au monde n'a pas vraiment réussi son passage au 1/72, même si la machine est accessible facilement tout comme ses plans d'usine.
Ne me demandez pas pourquoi, je suis incapable de donner une explication valable au fait que le Fw 190 est bien mieux traité au 1/72 que le Spitfire. A moins que je ne sois plus tatillon sur les modèles de Spit que de Fw 190... ?

Pour en venir à ce Spitfire Mk.XVI Early, produit par AZ Model, c'est une maquette que j'attendais puisque AZ Model a sorti récemment des Spitfire quasiment parfaits, notamment le Spitfire Mk.IXc.





Le Spitfire Mk.XVI Early est une évolution du Spitfire Mk.IX doté d'un moteur Merlin 266 (version US du Merlin 66) et de petites évolutions (élevons, stabilisateurs, gouvernail de dérive) qui ont été apportées aux Spitfire Mk.IX de fin de série aussi... De plus les Spitfire Mk.XVI ont été généralement produits en version LF (Low Fighter) avec une aile de type e. Si le Spit XVI et un XVI et pas un IX, c'est que les machines sur les chaînes de montage étaient assez différentes pour justifier une nouvelle désignation... Il est à noter que les Spitfire IX et XVI faisaient d'ailleurs l'objet de 2 chaînes de montage bien différentes dans l'usine de Castle Bromwich dès que la production de XVI est devenue importante. Il était en effet devenu trop complexe de gérer les différences au sein d'une même chaîne...

Ultérieurement les Spit XVI se sont vus dotés d'un nouveau réservoir installé derrière le siège du pilote d'une verrière à vision globale, d'une arrête de fuselage rabaissée et de gouvernes métalliques, mais là n'est plus le propos. Notons que dans cette version finale, la maquette Heller reste la meilleure du marché.

Ainsi, même si la littérature résume souvent le Spit XVI à une machine identique au Spit IX (à l'exception du moteur un peu différent), la nouvelle version aurait pu bénéficier d'une nouvelle boîte avec de nouvelles grappes spécifiques. Que nenni mon ami, cette boîte permet de continuer à diffuser exactement les mêmes grappes que les boîtes de Spit IXc. Ainsi, il va falloir transformer une aile de type c en type e, même si certaines des modifications sont mentionnées (avec une erreur) dans la notice. Pour ce qui est des autres pièces spécifiques (profondeur et gouvernail), elles étaient dans la boîte du IX et sont donc bien ici.

Le boxart est assez symptomatique de ce qu'on trouve dans la boîte. Le LF.XVIe avait 2 mitrailleuses (et pas 0 comme suggéré par la notice) et pas 4. Pourquoi donc ces 4 scotchs rouges... ?




Les décorations


La spécificité de cette boîte réside donc dans une nouvelle planche de décalques avec 2 versions d'unités françaises (329 Sqn Cigognes et 345 Sqn Berry) et une belge (350 Sqn).
La première surprise sur cette planche vient des décalages entre les lettres de l'immatriculation en avant et en arrière de la cocarde de fuselage. Si sur certains Spitfire, la (ou les) lettre(s) en avant étaient abaissées pour passer sous le niveau de la verrière, je ne connais pas de Spitfire ou la lettre arrière est plus basse. Ces marquages sont donc obligatoirement à reprendre en s'inspirant de la documentation disponible. La planche de décalques a été faite à partir de profils et non pas de photos. Ces profils (de Teodor Liviu Morosanu) sont visibles sur Air Magazine n°29 page 53 sont donc tous sujets à caution et pour certains contredits par les photos comme pour l'avion belge.




Pour la version belge, les lettres sont alignées entre l'avant et l'arrière et le positionnement de la cocarde est bien visible sur ce document dont on pourra s'inspirer pour réaliser sa maquette. 

Pour la version 329 Squadron Cigognes :
L'avion a bien existé, nous n'en connaissons cependant pas de photo sous les couleurs du 329 Sqn au sein duquel il resta entre 10 et 15 jours selon les sources. Il a été perçu le 1er mars aux Cigognes. Sur les photos que nous connaissons de cette unité à cette période, les lettres sont alignées. Certains avions avaient un insigne d'escadrille à l'avant du pare-brise. 

Pour la version 345 Squadron Berry :
L'avion a bien existé et il existe au moins une photo connue de cet avion visible de dessus et montrant le côté gauche. Les lettres sont bien alignées et pas décalées. L'avion est porteur d'un insigne d'escadrille (Spa 103 Cigogne dite Cigogne de Fonck) sous le pare-brise côté gauche. Tout comme pour l'autre avion français, cet avion a fait un passage très bref au 345 Sqn. Il est ensuite passé au 308 Sqn et n'était plus en compte au 345 Sqn lors du retour sous commandement français contrairement à ce qui est indiqué sur le plan de décoration.



En résumé


AZ Model déçoit un peu avec cette boîte après avoir fourni d'excellentes maquettes de Spitfire. On sent cette boîte comme une occasion facile d'exploiter le moule du Spit Mk.IXc à peu de frais avec un manque de sérieux dans la recherche documentaire. Mais la base reste excellente.

dimanche 23 novembre 2014

Lockheed L-1049C Super Constellation Minicraft 1/144

Le Lockheed Constellation est un avion ligne américain. Il est issu du projet Excalibur de la fin des années 30, conception d’Howard Hughes d’un avion de ligne pressurisé. Suite aux demandes de la TWA, l’entreprise Lockheed de Hugues, installée à Burbank (Californie) transforma le projet initial pour répondre à la demande de TWA. Le Constellation est né en pleine Seconde Guerre mondiale, il fit son premier vol le 9 janvier 1943 et les premiers exemplaires furent tous réquisitionnés par les USAAF pour les besoins des opérations militaires.

Dès la fin de la guerre, la production continue, les avions étant destinés cette fois aux compagnies aériennes. Le L-049 original fut développé en diverses versions toujours plus puissantes et allongées. Le L-749 qui était la version civile d’après-guerre du prototype fut commandé par Air France et fut immédiatement apprécié. Les versions ultérieures L-1049 Super Constellation et L-1649 Starliner firent aussi l’objet de commandes d’Air France.

Le L-1049 est le plus construit des Constellation avec 579 machines sorties de chaînes. Air France commanda 24 L-1049 Super Constellation, livrés dans les versions L-1049C (10 avions) puis L-1049G (14 avions). Le premier L-1049C arriva en France le 28 juin 1953 sous l’immatriculation F-BGNA. C’est l’avion que nous avons décidé de représenter.

La documentation de référence sur le Constellation et dérivés est disponible sur le site http://aviatechno.net/constellation/constel01.php
Ce travail est remarquable et suffit. Pour autant, il existe aussi sur cet avion de légende plusieurs livres. Nous conseillons le livre en français de Dominique Breffort paru chez Armes et Collections Lockheed Constellation De l’Excalibur au Starliner, ISBN 978-2-915239-61-4 dans la collection Légendes du Ciel.

La maquette de base est la maquette Minicraft réf 14475 Lockheed L-1049G Super Constellation Air France, au 1/144. Nous avons acheté également la planche de photodécoupe Extratech réf 14401 qui offre des détails fin à cette maquette. Enfin, notre dernier achat est la planche de décalques F-DCAL réf FD144-552S.

La maquette :


Les points forts de cette maquette sont une grande simplicité de montage, un fuselage sans lignes de structures, en creux ou en relief et des dimensions globalement bien respectées.
Ses points faibles sont un plastique de fuselage assez fin avec des joints de collage insuffisants. Il faut fabriquer des couples à l’intérieur pour renforcer le fuselage, comme on fait avec les vacuformés. Les raccords karmann sont ratés et se prolongent trop en arrière. Enfin, le train avant ne se positionne pas bien. La conception des pièces ne permet pas de bien corriger ce problème et le train est trop vertical.



L’absence de détails et de hublots de la maquette ne gêne pas trop majorité des maquettistes d’avions de ligne car ils montent leur maquette plutôt façon “deskmodel” que maquette hyperdétaillée avec intérieur visible etc…
La planche de photodécoupe est fine et réaliste. L’antenne de toit du cockpit est trop grande et il manque les antennes sabre des L-1049G. Le reste est quasiment parfait et s’intègre bien dans la maquette Minicraft.
La planche de décalques est très belle et les décalques sont très fins. Rien ne manque. Attention la colle est particulièrement efficace et un décalque mal posé est très difficile à faire glisser. Pour ma part, j’ai posé (dès le second décalque) ces décalques avec de l’eau savonneuse et j’ai toujours imbibé la surface à décorer d’eau savonneuse avant la pose.

Note pour les peintures utilisées : J’ai peint cette maquette avec des acryliques Tamiya X-2 et X-11. Les salissures sont faits avec des pastels secs. Le vernis brillant est du vernis brillant Pebeo.

RVB.