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Fomation : L’École de l’aviation de chasse évolue à haute intensité

Au bénéfice d’une accalmie entre deux vagues de canicule, nous approchons de la base aérienne 709 Cognac-Châteaubernard de l’armée de l’Air et de l’Espace (AAE). Celle-ci abrite notamment l’École de l’aviation de chasse (EAC), qui forme les futurs pilotes de combat. Fait marquant pour une plateforme militaire, les deux pistes s’offrent directement au regard depuis les routes départementales qui la ceinturent. En quelques minutes à peine, le spectacle est remarquable : deux ou trois Grob 120 évoluent dans le tour de piste, mais ce sont surtout les Pilatus PC-21 qui attirent l’attention. En quelques minutes seulement, ce sont au moins une dizaine d’appareils qui décollent. La densité de ces rotations reflète l’intensité de la formation dispensée à Cognac.

Les appareils de première ligne attirent naturellement le regard, que ce soit un chasseur racé comme le Rafale, un imposant appareil comme l’A400M Atlas, où les MRTT Phénix et E-3F SDCA qui incarnent la puissance de frappe et la projection stratégique. Pourtant, devant le ballet ininterrompu de ces PC-21, aux lignes rappelant celles d’avions de course, une évidence s’impose : l’appareil, devenu central dans la formation des futurs pilotes de combat, mérite qu’on lui prête un peu plus d’attention.

Le public-privé tient la cadence

L’EAC a pour mission première de garantir un flux régulier de personnels navigants qualifiés vers les escadrons de chasse. La cible annuelle est exigeante : former une quarantaine de pilotes brevetés chaque année. Pour atteindre cet objectif capacitaire, l’école a totalement refondu ses méthodes d’instruction et ses outils pédagogiques, plaçant l’apprenant au centre d’un dispositif pensé pour optimiser chaque heure de vol et de simulation.


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